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Football et supporterisme. Analyse de l'actualité et du droit.
9 décembre 2012

Un supporteur blessé à Montpellier: les images d'une vidéosurveillance contredisent la police (avocat)

Les images d'une vidéosurveillance contredisent la version de la police dans les incidents survenus en marge du match de L1 entre Montpellier et Saint-Étienne le 21 septembre au  cours desquels un supporteur, victime d'un tir de gomme-cogne, avait perdu un il, a affirmé vendredi à l'AFP l'avocat de la victime.
La police avait évoqué des scènes de violences lors de l'interpellation d'un homme interdit de stade, qui s'était réfugié dans une buvette pour justifier son tir de gomme-cogne, un des fonctionnaires étant même blessé et s'étant vu prescrire des jours d'arrêt de travail. <btn_noimpr>
Selon Me Michaël Corbier, la vidéo démontre que les échauffourées entre la police et les supporteurs ont eu lieu au moins vingt minutes après le tir de gomme-cogne. Elle conforte la thèse de la victime selon laquelle les policiers de la BAC n'étaient pas en danger lorsqu'ils ont fait usage du gomme-cogne.
Selon le blessé, les policiers ont tiré alors qu'ils venaient de procéder à l'interpellation musclée d'un jeune supporteur qui s'était débarrassé d'un fumigène et s'était réfugié dans la buvette. 
"Mais on ne sait pas pourquoi ils ont tiré. Il n'y avait pas de volonté d'écarter la foule puisque mon client était assis à une table au milieu tranquillement en train de boire un verre", a précisé Me Corbier.
L'avocat, qui a reconnu n'avoir pas vu les images de cette vidéosurveillance - "le juge non plus - car la vidéo est sous scellée" et sera diffusée à toutes les parties en même temps-, a précisé baser ses affirmations sur le "procès-verbal de retranscription rédigé par la Sûreté départementale", chargée initialement de l'enquête.
Interrogée par l'AFP, la Direction départementale de la sécurité publique a indiqué ne pouvoir s'exprimer, soulignant qu'une instruction judiciaire était en cours. L'enquête a été confiée à l'IGPN.
A la suite de cet incident, quelque 900 à 1.000 supporteurs de toute la France et membres des Ultras, comme la victime, avaient manifesté le 13 octobre à Montpellier sous le thème de "liberté pour les Ultras" et la "vérité pour Casti", le surnom du blessé.
De source proche du dossier, on souligne cependant que ce jour-là, la police "s'était retrouvée face à des individus nombreux, alcoolisés et violents dont certains étaient ou avaient été interdits de stade". 

 

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